Un sacré bonhomme

Salut les gens,

J'ai lu ce texte il y a quelques temps déjà. Mon neveu Lionel était déjà parti foutre le bordel dans le ciel et rejoindre là-haut quelques unes de ses idoles, que ce soit le Che ou Patrick Berhault. J'avais une grande admiration pour Lio. Ce texte que je vous fais partager est une preuve de plus que ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier. Je suis fier d'être son oncle à ce fichu bonhomme. Lionel rêvait d'écrire un livre. Lui le passionné de montagne, d'histoire, de mots. Il n'en a pas eu le temps.

Amour posthume,

La solitude, à la fois péjoratif 
et moment de repos mérité, quelque part jouissif.
Je contemple cette montagne, cette nature, cette virginité
que tant d'hommes se sont animés à déflorer.
Quelques chemins, deci delà comme des rides faites par l'humanité,
Quelques pylônes d'acier comme des cicatrices d'un tourisme guerrier.

Je me sens bien dans cette immensité,
A la fois si petit et si grand,
par respect et pour être le premier.
Elle est toute puissante,
Les hommes qui ont voulu la dompter 
n'ont pu que la balafrer.
Elle n'a jamais voulu courber l'échine
et a mangé ceux qui lui ont manqué de respect.
Ce qui était si doux, si beau, si blanc les a happés
et le calme est revenu, retour d'immaculé.

Si un jour moi aussi je devais finir ici,
ce qui serait, d'un côté,
le plus beau jour de ma vie 
c'est que mon amour aura été trop passionné,
A force de lui demander, je me serais fait piéger,
A trop vouloir je me serais fait avoir
Il n'y aura rien d'autre à dire,
même pas une messe,
pas même de liesse,
seulement écouter,
écouter le silence de la montagne,
l'écouter et tu m'entendras rire,
respirer et contempler,
les poumons serrés et la gorge bouffée.

Alors seulement tu comprendras ma sérénité.
Elle sera tienne.
Pas de larmes, pas d'angoisses,
juste une pensée,
je suis bien, je continue de t'aimer
dans ce linceul de neige et de pureté.
J'aime cette blancheur ou cette verdure,
j'aime ce calme silencieux,
ces habitants muets ou parlants.

Monte un jour seule où je t'ai emmenée
et où j'ai aimé me promener.
Tu sentiras que je n'ai pas disparu,
que je suis toujours là, à tout jamais 
et que je m'y complait.
Je suis enfin loin de ce système,
de cette tyrannie monétaire,
où l'argent a plus de valeur que la Terre.

J'espère juste que ces hautes vallées 
ne seront pas saccagées au nom de l'idolâtrée monnaie
et qu'aucun dieu ne viendra les polluer.

Au revoir, je t'ai aimé si fort, je continuerai en sérénité.

Lionel

textes écrivain

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