Nouvel extrait de "La perte du fou"

Salut les gens. Tout va ?

Je me laisse aller à un nouvel extrait de "La perte du fou"

 

J’étais incapable de le lui dire avec sincérité. J’ai bredouillé deux ou trois mots. Sa silhouette, sa passion pour la chanson et les livres. Son charisme et puis les leçons de résistance qu’il nous donnait en permanence. Son esprit toujours en éveil, son envie de vivre sans se laisser guider par les modes. Toutes les modes, vestimentaires ou comportementales. C’est lui qui m’avait fait prendre conscience de la dictature de Internet. La dictature de la pensée, qui fait croire au moindre quidam qu’on ne peut décemment vivre à l’aube de ce nouveau siècle, sans ordinateur ni téléphone portable.

- La mode, m’avait-il dit un jour, ce ramassis de moutons de panurge qui suit bêtement le troupeau qui les mènent vers la consommation extrême. Je ne veux pas passer pour un vieux con anti-jeunes, mais il faut bien reconnaître que les ados, tous les ados, sont enfermés dans des uniformes. Ils prétendent se moquer des « keufs » comme ils disent, mais ils ne valent pas mieux. Ils s’inventent eux-mêmes des codes et des tribus. Les « racailles », les « skateurs », les « jenesaisquoidautres » et pendant qu’ils courent les magasins à la recherche de la veste ou des pompes à la mode, le monde part à vau-l’eau. Pour quelques poignées de jeunes gens impliqués dans des associations du type « ATTAC », combien ne sont capables de s’emporter que si leurs parents, qui se saignent déjà pour satisfaire au moindre de leur désir, ne veulent pas céder sur des chaussures à 80 Euros,  ou sur un pantalon qui « déchire sa race ».

Ce jour là, j’avais compris que mes chansonnettes ne valaient pas tripettes à coté de Monsieur comme Hubert. Il avait enfoncé le clou un peu plus tard.

- Et leur Internet là ! C’est le progrès, c’est ça le progrès ? Misère, mais vers quelle décadence allons-nous ?  Internet est une dictature, je n’ai pas peur de le dire. Est-il possible à présent d’écouter une émission de radio, ou de lire un article sans qu’on ne nous broie avec les renseignements sur tous les sujets, sur Internet. Machin.fr / WWW. Jesaistout. Com.

Hubert me faisait penser à Léo Ferré. Pas de ressemblance, ni physique, ni d’apparence, mais la même colère au fond du cœur, la même révolte, le même refus de la société qu’on nous propose.

J’aurais bien aimé pouvoir lui dire tout cela, mais ma pudeur, ma timidité, ou je ne sais quelle autre connerie ou préjugé m’avait une fois de plus condamner au silence.

Commentaires (1)

1. patricia 07/03/2011

coucou l'artiste
j'ai perdu un mail mais j'y reviens .. en bref impatiente du 2 avril .. pour le 7 ça me parait moins simple dommage .. en attendant bravo pour TouT et ma proposition de relecture tient toujours .. pour le blog aussi (oh juste qq fautes pas trop
en attendant belles pensées pour toi et ta merveille
bises de patricia

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