Ma 6000 D !

Salut les gens, 

Depuis 24 ans, elle passait sous mon nez, déclanchant moult réactions : "des barges, ce sont des barges", ou " ça doit être top", du positif, du négatif. Pour cette année 2014, poussé, encouragé par mon pote Jean-Yves, je me lance le défi. Une course de montagne de 63 kms !!!!!

Il est 4h30 ce samedi 26 juillet lorsque le réveil sonne. J'ai bien dormi, je suis zen. C'est bizarre d'ailleurs. Dehors, le déluge sur les toits me fait un peu frémir. Après le gateau du matin, et après avoir enfilé, short, chaussettes, chaussures et k.way, je retrouve mon pote dans la zone de départ. Tous les traileurs arrivent. La jolie ville de Aime s'éveille. Il y a une belle effervecence. Sous nos impers et casquettes, nous apprenons que nous n'irons pas au glacier. Vu la météo, cela parait évident. J'apprends que des responsables de la course sont là haut depuis 2H du mat pour prendre finalement, une sage décision. 6H00. C'est parti !!! Pour ne pas gêner les meilleurs, nous partons dans les derniers. La procession devant nous est impressionnante. Plus de 1300 coureurs et coureuses. Mais c'est une erreur tactique, du moins, au début. Nous nous retrouvons blocqués sans pouvoir doubler jusqu'à Longefoy. Pour moi, ce n'est pas un problème. Mon unique objectif est de terminer ce trail. Montalbert puis la piste de bob aux allures d'étapes du tour de France. Une superbe ambiance et l'émotion d'y voir mes parents. La 1ère vraie difficulté est la montée sur Aime 2000, la pluie, la boue. Ce n'est pas simple. Nous nous engageons vers Plagne Centre et le premier ravito. Tout le monde est très sympa, les bénévoles sont aux petits soins. On se lance à l'assault de la Roche de Mio. Mon lieu de travail. D'ailleurs, mes potes du boulot sont là, dans le brouillard, le froid, la pluie, pour m'encourager. J'apprécie vraiment. Nous nous lançons dans la descente vers le col de La Chiaupe... Là, une bonne surprise nous attends puisque nos compagnes, transies de froid sont là. Nouveau ravito. Nous ne montons donc pas au glacier mais prenons le fameux "dérochoir" que j'aime tant en hiver. Jusqu'en bas ce jour là. C'est long, mais c'est bon. Je vous passe la remontée des Bauches au sommet de l'arpette... C'est long, c'est dur, il faut aller chercher loin au fond de soi. Je croise beaucoup de bénévoles surpris de me voir là. A courir cette fameuse 6000 D. C'est la portion où j'ai le plus souffert, sans jamais cependant, penser abandonner. Je serre les dents, je tiens aussi à ne pas décevoir des êtres chers. J-Y m'attends un peu bien qu'il prétende le contraire. Nouvelle émotion avec mes collègues à Belle Plagne puis arrive Bellecôte, il y a un monde fou et je connais tous les bénévoles. Un mot avec tous. La plupart des coureurs sont heureux de lire le panneau " arrivée 20kms". Je connais le parcours, je sais qu'il y a encore beaucoup de difficultés. Les jambes souffrent mais la tête prend le relais. Sauf chutes, blessures, je vais la boucler cette 25ème édition. Les Coches, Montchavin, ça va encore. La portion en forêt où je vais souvent courir est plus délicate. Nous arrivons enfin à Sangôt, la piste cyclable enfin. Mon pote me dit " On finit à fond". J'ai alors la joie et l'émotion de voir mon ami Jean-Claude de "Pas d'soucis". Il est là, en vélo et caméra au poing. Les kilomètres de la piste cyclable défilent bien, nous doublons beaucoup de gens. C'est l'arrivée à Aime. La famille, les amis, le bruit, les inconnus qui nous encouragent, nous félicitent, nous tapent dans les mains. J'en ai des frissons. Nous franchissons la ligne d'arrivée ensemble, après 67 kms finalement et 10h25 de course. Je suis usé mais tellement content. Claude, le speaker me demande quelques mots. On se connait depuis longtemps, il me parle de la Roche de Mio. Je lui réponds que demain, pour aller bosser, je prendrais quand même les cabines. Nous recevons notre médaille. Quelle était belle cette 25ème année. Merci à mon pote Jean-Yves de m'avoir fait croire que je pouvais faire ça.Merci aux proches. Merci aux organisateurs et aux bénévoles. Tout était parfait. Je sais, vous vous dites : " Pourquoi il nous raconte ça maintenant" ? Parce que nous sommes à 72 jours de la prochaine 6000 D. Et que je compte bien avoir mon dossard....

Chris, fan de la 6000 D.

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