Journal d'un confiné 7

Salut les gens, 

Nouvelle journée de perdue. Higelin, que j'aimais tant aurait chanté "Encore une journée de foutue"... 

Aujourd'hui, petit article sur le nouvel album de "Pas d'soucis". Nous l'avons appelé "Sans compromis". Tout un symbole pour nous qui n'avons jamais fait la moindre concession. Tant dans nos textes, que dans nos choix de concerts. Pourquoi un nouvel album ? Tout d'abord, pour nous faire PLAISIR. Et pour faire plaisir à un cercle certes restreint mais fidèle de fans. 

Le disque s'ouvre sur "Dans nos pas". Une manière d'expliquer le trac d'avant concert, ces moments où l'on peut regretter d'être là. Mais qui s'éffacent vite une fois les deux premières chansons passées. L'occasion aussi de dire que "Pas d'Soucis", c'est une véritable histoire d'amitée. Et que "C'est avec lui que je veux faire des chansons".

Vient ensuite "Je pense donc tu suis". Il nous fallait entrer vite dans le vif du sujet. En observant Macron et sa façon de fonctionner, cela nous est venu comme une évidence. Ce mec se dit "Je pense et ils n'ont qu'à suivre". Non, non et non. "Je pense donc tu suis, c'est la nouvelle démocratie", très peu pour nous. Une première chanson engagée dans cet album.

Un moment nostalgique ensuite avec "Le fantôme des bistrots". Une chanson, très, très ancienne de notre répertoire. Mais que nous n'avions jamais enregistrée. Nous réparons là cet oubli en changement l'accompagnement. La guitare sèche laisse place à des pianos.

"Virtuel" et son nouvel arrangement fait suite. Un texte axé sur la virtualité des choses actuellement où même l'amitié est bafouée. On a des amis Facebook maintenant. Mais comme le dit la chanson " appelle les à 4 heures du mat pour vérifier ton audimat....". Une musique..... que je vous laisse découvrir.

La 5ème chanson est tirée d'un texte de Voltaire que nous aimons tout particulièrement " Ce qu'il faut pour être heureux". Les mots coulent, défilent, comme cette superbe musique que Jean-Claude a composé. Un moment à part.

Un peu de légèreté ensuite. "Camping". L'histoire de vacances en camping, de la galère de la tente à monter, à la zone des fourmis, des papiers et de l'odeur qui varie selon le vent.

"L'alibi " est la 7ème chanson. Nous n'avions jamais évoqué ce thème du pote qui demande de couvrir ses infidèlités. 

En observant nos maires de notre pays de France, nous est venu ce texte et cette musique. "L'écharpe" De Balkany à des maires de nos petits villages, voici comment le pouvoir pervertit les hommes " La morale de cette histoire, c'est que les hommes ne changent pas, ils se vendent au marché noir pour rembourrer leur matelat."

"Anonymat" vient ensuite. Le contraste entre la façon de traiter les pires attentats dans notre pays et le silence devant nos SDF qui s'en meurent sans bruit. Au passage quand même, un hommage à Charlie Hebdo "Quand des cinglés encagoulés, flinguaient ceux qui refusent de prier"

Nouvelle chanson de colère ensuite avec "La révolution". Dans ce monde où rien ne change, un jour, pourtant, il faudra bien se révolter.

"Je veux vivre au bord du vide". Sur cette mélodie changeante, un texte sur le refus de la conformité et l'espoir d'oser, demain, marcher tout au bord du vide. Un gros, gros clin d'oeil également à Lionel Broche. Amoureux de montagnes et de liberté. Parti bien trop tôt.

le 12ème titre s'appelle "La peluche". L'histoire d'un ours en peluche qu'un enfant adore, puis délaisse et retrouve bien des années plus tard.... 

"Cri" est une chanson bizarre, entre folie et légèreté. Son rythme ambalant peut faire passer à coté du texte. Entre emmerdes, chagrins et liberté trouvée en forêts, montagnes. Comme des échappatoires.

La vie et notre quotidien sont toujours en lutte entre moment grandiose, soucis. Entre ce qui nous fait gerber et tout ce qui nous fait rêver dit la chanson. Le piano, le flutes, l'ambiance, font de cette chanson un morceau particulier. Une ôde aussi à ceux qui nous font rêver de leur plume ( Rimbaud, Thiéfaine, Renaud, San Antonio....)

"Facile" traite de nos informations, de cette peur qui s'insinue lorsque l'on ne connait pas l'autre.

Il fallait bien que l'on parle de notre passion pour l'écriture. A notre petit niveau bien sûr. "J'écris".

La musique, les chansonnettes comme pansements à nos maux. Voici "Petite chanson" 

Et c'est "Gastéropode" qui clot l'album. Une chanson et une interprétation rigolote sur une mélodie subtile.

Voilà les amis. Quelques mots pour expliquer une aventure de premier plan. La conception et l'enregistrement d'un album. Tout est fait maison. TOUT, jusqu'à la pochette. Mais rassurez vous, la qualité sonore est là. Nous l'avons fait mixer. Nous sommes fiers de notre bébé. J'espère, nous espérons, qu'il arrivera jusqu'à vous un jour.

Chris.

 

 

Musique Pas d'soucis chanson

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