Journal d'un confiné 11

Salut les gens, 

 

Le confinement continue. Dans ce 11ème volet, je vais essayer de trouver le positif de tout ça. 

Puisqu'après des jours et des jours de soleil, de chaleur, le ciel nous déverse sur la gueule des sceaux et des sots d'eau, je regarde toujours ma montagne. Ce matin encore, avant de me mettre sur le roman, je surfe un peu sur le net. Mais je crois que je vais espacer ces visites là.Je ne trouve plus que des gens qui observent ce que font les autres, critiquent les comportements des uns et des autres. Celui-là va acheter son pain deux fois par jour, celui-ci c'est mis au jogging, etc.... Je comprends tout à fait que la situation peut-être anxiogène. Moi aussi, souvent, très souvent, je pète les plomps. Souvent très souvent, la captivité me rend dingue. Cela donne aussi à réfléchir sur les gens en prison. On dit que la prison casse les gens où les rends fou. J'imagine ici les gens en attente de jugement, les victimes d'erreurs judiciaires et toute une foule d'emprisonnemenst arbitraires, politiques, de partout dans le monde. Je pense aussi à tout ces animaux emprisonnés, encagés, dans des zoos, des cirques. Fumiers d'humains.

Mais j'avais dit que je venais sur le positif. Alors oui, fini les bises au job, fini les discussions inintéressantes au possible devant les supermarchés, à la caisse. Finis aussi de devoir trouver des excuses bidons pour éviter toutes ces conneries de barbecues qui fleurissent comme de la mauvais herbe lorsque revient le printemps.Fini de faire semblant avec un minimun de civisme. Je ne suis pas doué pour les discussions à la con. Je n'aime que parler avec mes potes. Oh parfois, ça ne vole pas bien haut, mais on se marre et là est l'important, ne pas se prendre au sérieux. Je passe toujours pour un mec sérieux d'ailleurs quand je refuse le verre de vin, la bière, l'apéro. Il n'y a rien de sérieux là-dedans, rien non plus d'une quelconque attention en prévision d'une improbable course.On me regarde de travers parce que je ne bois pas avec eux, parce que je me casse ou évite les rassemblements. En revanche, une fois entouré des gens que je choisis et aime, tout est différent. J'aime faire le con, les faire marrer, être dans l'exagération. Rire de tout. Essayer de leur foutre une chanson débile dans la tête. D'ailleurs, je voulais tester avec le confinement, s'il suffisait d'une phrase de chanson écrite pour faire rentrer un air obsedant dans la tête. Apparemment oui....

Autre point positif de cet enfermement, je passe 24h/24 avec ma Naïka et c'est un pur bonheur. Hier, me voyant un peu triste de penser à mon neveu Lionel, parti un 2 mai, elle est venue poser sa patte sur mon bras. Je l'ai caressé et malgré la météo, j'ai enfilé mon blouson et nous sommes allés marcher sous la pluie, en rêvant d'un monde meilleur.

Chris.

 

Confinement solitude. Espoir et désespoir.

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