Encore un petit extrait ?

Salut les gens,

Encore un pt'it extrait de "La perte du fou" ? Chiche.

 

- 5, 4, 3, 2, 1,  lumières.

Il me lâcha et j’avançais vers l’arène. Une ovation m’attendait, ça me gênait toujours ça, qu’on m’applaudisse avant que je n’ai fait un geste, ni prononcer la moindre phrase. En tout cas, c’était parti ! Il y avait tellement longtemps que je n’avais joué dans une si petite salle. 500 personnes, mais j’avais l’impression d’être si près d’eux, un réel bonheur.  Certaines chansons remportaient un vif succès : « Combien ça coûte ? / Parcours de nuit / Culture Mickey ». Ca tournait super bien, les musiciens assuraient, de plus, ils avaient l’air de s’éclater et la peur avait disparu du visage de Christine, elle était radieuse. Depuis les répétitions une complicité était née entre nous tous, avec les autres, je savais à quoi m’attendre, Christine fut une divine surprise, elle se fondit dans le groupe avec facilité. La fin du récital approchait, encore quelques coups de colères, «  L’état de merde / Mamadou ». Dans les coulisses, Nicole m’attendait avec une serviette. J’ai félicité tout le monde. La salle était restée dans la pénombre. Les spectateurs se mirent à chanter en chœur :

- Mamadou m’a dit, Mamadou  m’a dit ….

Pamphlet antiraciste. Des frissons nous ont parcouru l’échine. Stéphane a pris la parole :

- Vas-y d’abord.

Nous avions prévu l’inverse. Mais il sentait bien les choses, je me suis lancé. La force des chants est remontée d’un cran, je me suis incliné devant eux avant de les applaudir. Jérôme avait prévenu l’éclairagiste du changement de programme. J’étais au milieu d’un rond de lumière blanche, ému, forcément ému. J’ai pris mon micro .

- Merci, merci infiniment, nous sommes très touchés.

Stéphane avait pris les commandes, il entamait «  Le vieux », la clameur est monté. Nous aurions pu ce soir là, jouer pendant 3 heures. Comme prévu, nous avons encore fait 2 chansons, puis une autre après un deuxième rappel. Après ça, nous avons nous mêmes applaudi notre public, avant de filer dans les loges. J’avais une sale manie, après le concert il me fallait quelques minutes de solitude totale. Je me suis enfermé dans ma loge, Nicole faisant barrière. Chacun connaissait ma volonté, ce n’était pas un caprice, mais j’étais totalement incapable de parler dès la fin du concert, et encore bien plus incapable d’écouter qui que ce soit. Je savais que chaque membre du groupe était content, j’avais lu ça sur les visages lors des salutations . A présent, en vidant des bouteilles d’eau, ils se congratulaient. Les gens quittaient la salle maintenant. De mon coté, je ne savais pas ce que donnerait la suite de la tournée mais ce concert là était pour moi une bouffée d’oxygène terrible. François Béranger n’était totalement mort ! Son âme, sa force était encore là, pour fustiger tous les débiles. Quelques résistants étaient encore debout, combien étions-nous ? 

- 5, 4, 3, 2, 1,  lumières.

Il me lâcha et j’avançais vers l’arène. Une ovation m’attendait, ça me gênait toujours ça, qu’on m’applaudisse avant que je n’ai fait un geste, ni prononcer la moindre phrase. En tout cas, c’était parti ! Il y avait tellement longtemps que je n’avais joué dans une si petite salle. 500 personnes, mais j’avais l’impression d’être si près d’eux, un réel bonheur.  Certaines chansons remportaient un vif succès : « Combien ça coûte ? / Parcours de nuit / Culture Mickey ». Ca tournait super bien, les musiciens assuraient, de plus, ils avaient l’air de s’éclater et la peur avait disparu du visage de Christine, elle était radieuse. Depuis les répétitions une complicité était née entre nous tous, avec les autres, je savais à quoi m’attendre, Christine fut une divine surprise, elle se fondit dans le groupe avec facilité. La fin du récital approchait, encore quelques coups de colères, «  L’état de merde / Mamadou ». Dans les coulisses, Nicole m’attendait avec une serviette. J’ai félicité tout le monde. La salle était restée dans la pénombre. Les spectateurs se mirent à chanter en chœur :

- Mamadou m’a dit, Mamadou  m’a dit ….

Pamphlet antiraciste. Des frissons nous ont parcouru l’échine. Stéphane a pris la parole :

- Vas-y d’abord.

Nous avions prévu l’inverse. Mais il sentait bien les choses, je me suis lancé. La force des chants est remontée d’un cran, je me suis incliné devant eux avant de les applaudir. Jérôme avait prévenu l’éclairagiste du changement de programme. J’étais au milieu d’un rond de lumière blanche, ému, forcément ému. J’ai pris mon micro .

- Merci, merci infiniment, nous sommes très touchés.

Stéphane avait pris les commandes, il entamait «  Le vieux », la clameur est monté. Nous aurions pu ce soir là, jouer pendant 3 heures. Comme prévu, nous avons encore fait 2 chansons, puis une autre après un deuxième rappel. Après ça, nous avons nous mêmes applaudi notre public, avant de filer dans les loges. J’avais une sale manie, après le concert il me fallait quelques minutes de solitude totale. Je me suis enfermé dans ma loge, Nicole faisant barrière. Chacun connaissait ma volonté, ce n’était pas un caprice, mais j’étais totalement incapable de parler dès la fin du concert, et encore bien plus incapable d’écouter qui que ce soit. Je savais que chaque membre du groupe était content, j’avais lu ça sur les visages lors des salutations . A présent, en vidant des bouteilles d’eau, ils se congratulaient. Les gens quittaient la salle maintenant. De mon coté, je ne savais pas ce que donnerait la suite de la tournée mais ce concert là était pour moi une bouffée d’oxygène terrible. François Béranger n’était totalement mort ! Son âme, sa force était encore là, pour fustiger tous les débiles. Quelques résistants étaient encore debout, combien étions-nous ?

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