rhino grincheux.

Un an

Salut les gens, 

Nous sommes le 12 juin. Aujourd'hui, je pourrais vous parler du passé. Je pourrais revenir sur des évènements survenus en juin dernier. Des coups de couteaux, de la souffrance du moment. En relisant les billets de l'année dernière, on peut deviné mon malaise. Mais aujourd'hui.... A la manière de Renaud, je suis "Toujours vivant / Toujours debout". Ou à celle de Font et Val " Mort aux cons et vive la vie...." Alors voilà, d'un revers de la main, je chasse le passé avec juste un coup d'oeil dans le rétro pour penser à mes amis. J'ai une chance inouïe que je mesure chaque jour. Merci Jean-Claude, Fab, Renée, Gilles, JY. L'amitié ça tient chaud.

Et je vais me fendre d'un petit mot spécial pour Céline Aubertot-Cauvin. La fameuse, l'unique, la grande Céline. A la perte de mon Eclipse, elle n'a eu de cesse de m'appeler, de m'écrire, de chercher une nouvelle compagne pour moi. Et c'est ainsi que Naïka est entrée dans ma vie. Une Naïka qui me comble chaque jour. Au moment où j'écris ses modestes lignes, elle est couchée sous ma chaise, protectrice. Merci ma Céline. Merci. Aujourd'hui, en ce 12 juin, Naïka à un an. Comme moi, elle se moque bien des anniversaires et des célébrations à la con. Elle cherche juste l'authenticité. Chez elle, rien de virtuel, de ponctuel. Elle tente, à sa manière de rendre ma vie plus belle et elle y parvient. Pour autant, jamais, jamais, jamais, je n'oublierais ma belle Eclipse, ma merveille. Pas une journée sans larmes, pas une journée sans un regard là-haut, où elle repose. Tu me manques.

Voilà, je voulais dire aux gens cités plus haut que je les aime. 

Chris.

Pensons

Salut les gens,

Voici donc ce fameux mois de mai qui déboule déjà. Mes potes ne jurent que par des barbecues à la con et du rosé. Moi, je vois plutôt s'avancer un mai noir. Le monde politique est stupéfiant. Mais il faut bien reconnaitre que les plus stupéfiants sont nos compatriotes qui ont poussé une fois encore la haine au second tour. Tout cela est assez déprimant. Oui, il va falloir foutre un coup de pied au cul de Le Pen, mais nous ne faisons que reculer pour mieux sauter, le FN s'approche du pouvoir. On peut gueuler mais ce n'est pas de la faute des abstensionnistes si la fille du père cyclope y croit de plus en plus. Mais bien de la faute de ces décérébrés qui ont voté pour elle à plus de 20%. Bordel, quel choix de société !!! la haine ou.... La loi du plus fort. J'en ai envie de pleurer. En attendant, nous pouvons nous attendre à un Front National a environ 40% !!!!!!!!! Sans rire. Au pays de Voltaire et d'Hugo.

Chris

Amis

Salut les gens,

Non non, je ne boudais pas. Je n'étais pas non plus parti en expédition pour voir dans quelle contrée lointaine j'allais m'exiler au soir du second tour. Il m'était tout simplement impossible de me connecter sur ce site. Peut-être déjà l'interdiction de s'exprimer pour les opposants à la haine ? En tout cas, c'était avec tristesse que j'étais séparé de mon blog. Il y avait tant à dire. Déjà, sur mon plaisir immense de certaines retrouvailles en cet hiver. En premier lieu celle avec mon grand ami le rhino grincheux, accompagné de la fabuleuse Céline, ( musicienne, écrivain et humaine). Ces deux personnes ont fait l'honneur à "Pas d'soucis" de faire le déplacement à Aime pour notre concert du 1 avril. Un moment inoubliable que je vous raconterais ultérieurement. Et puis, 15 ans plus tard, une amie fait son retour également et sort du silence et de l'ombre. C'est donc vrai que l'amitié ça tient chaud...

A bientôt les gens. Il y a tant à dire...
Chris

Septembre

Salut les gens, 

Noir Désir avait un titre intitulé "Septembre en attendant", je m'en inspire au moment de vous proposer quelques conseils pour ce début d'automne.

Un livre ? Un sublime livre. Une véritable trouvaille pour moi. Cela s'appelle "Oblomov" de Yvan Gontcharov. Un joli pavé sublimement écrit. INCONTOURNABLE.

Un disque ? "Faudra pas pleurer" de "Pas d'soucis".... Comment ça je me fais de l'auto pub ??? AH oui, c'est vrai. Je vous conseille donc " Horizon" du groupe Détroit et son sublime "Dans le creux de la main."

Et vous qui vadrouillez sur le net. Foncez lire et relire les mots de mon ami le rhino grincheux. Sublime vainqueur d'une putain de maladie. Ce mec est hors norme. Un écrivain de talent, un homme absolument génial et d'une intelligence si fine. Je suis fan et en plus, c'est MON ami.

A bientôt.

Chris

Des mots

Salut les gens, 

Quand la vie parfois, vous tend des pièges. Quand les matins vous semblent douloureux et les nuits interminables. Quand le blues pollue vos journées, même si elles sont ensoleillées. Où est le remède ? Quelles sont les solutions ? Nous sommes tous un peu pareils, nous nous renfermons sur nous mêmes en espérant que ça passe. Mais ça ne passe pas. Il faut supporter cet estomac qui fait des noeuds, il faut accepter nos regards noirs. Il faut aussi supporter et accepter que nos vies ne soient pas celles dont on rêvait. Il faut supporter l'absence, la douleur, l'ennui et le manque. Je me réfugie alors dans les mots. Depuis quelques jours, j'ai repris l'écriture de " Je n'ai pas dansé depuis longtemps", un roman en gestation depuis de longs, de très longs mois. Pourquoi reprendre maintenant ? Parce que l'écriture est un médicament, parce que lorsque je me plonge dans la construction de mon histoire, j'oublie un peu le reste. J'oublie un peu la monotonie, les regrets. Mais les mots ne sortent pas tout seul. J'ai une admiration sans borne pour ceux qui sont capables de nous transporter, de guérir nos maux. J'aime profondément la poésie de Renaud, le digne héritier de Brassens. Leurs textes ciselés sont des diamants. J'aime profondément aussi Rimbaud et son fils spirituel, Hubert-Félix Thiéfaine. Même si, parfois, à les lire et les écouter, je chope un coup de moins bien. Oui, leur sensibilité les traine parfois aussi dans la douleur et la mélancolie. Et parlons d'amis, parlons de gens que je cotoie et qui possèdent aussi ce sacré talent, cette plume volante. Mon ami le rhino grincheux a écrit moult textes pour "Pas d'soucis", mais il rédige aussi un blog remarquable de finesse et de force. Je ne passe pas sous silence Céline Aubertot-Cauvin. Notre récente collaboration sur un projet musical m'a donné envie de relire ses livres. Je pioche au hasard des pages. Et je me régale. Et je lis et relis les romans de Philippe Djian. Il est un phare dans la mer des bouquins qui sortent ça et là. 

Voilà, juste quelques mots pour dire que je les aime.

Chris

Du soleil dans la grisaille.

Salut les gens,

La neige et le froid ( et oui, déjà...) font leurs apparitions cette semaine. De quoi foutre le cafard à un troupeau d'optimistes béants. Mais aujourd'hui, je vais rejoindre le clan de ceux qui ont de bonnes nouvelles.

Tout d'abord, vous connaissez ma colère permanente contre les flingueurs du lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche ( excusés du peu) mais en ce moment, de ce coté là, les nouvelles sont bonnes. Pas un week-end, pas une semaine sans un accident de chasse. Mais pour l'instant, ils se tuent en eux. J'ai décidé cette saison de ne plus faire la liste ici mais je peux vous dire que ça part très fort. Déjà 6 morts. Appelez moi quand ils fermeront les cercueils, j'ouvrirai une bouteille.

Mais ma bonne humeur ne vient pas de là. Elle vient tout d'abord d'une visite à mon grand ami le rhino grincheux. Une visite surprise, en compagnie de mon ami Jean-Claude, et de Zano. Nous avons trouvé un rhino prêt pour une balade, en reconquète en quelques sortes. Cette Putain de maladie, il l'a mise à mal. Son sourire et ses mots ce jour là, vaut tous les antidepresseurs du monde. Comme en plus, nous sortions de chez Céline, autre grande amie, j'avais le coeur joyeux.

Et puis.... Philippe Djian vient de sortir son nouveau roman " Chéri-Chéri", que je suis en train de dévorer, Hubert Félix Thiéfaine va sortir son nouvel album et j'ai découvert Garance. Une jeune chanteuse. Je vous invite à foncer sur le net pour la découvrir. GARANCE.

Et "Pas d'soucis" prépare activement son concert du 8 novembre à la salle de spectacle de Aime. En voilà des raisons de laisser tomber les crétins vulgaires de la télé non ?

Chris

"Pas d'soucis" de retour

Salut les gens,

Le groupe "Pas d'soucis" dont j'ai la chance de faire partie est de retour avec un tout nouvel album. "Faudra pas pleurer". Une chronique du CD....

 

Faudra pas pleurer

 

Le "Pas d'soucis" nouveau est arrivé. Non, non, il n'a pas un goût de banane ou de je ne sais quoi que des milliers d'oenologues de pacotille nous sortent à chaque sortie d'un vin nouveau. Il a simplement le goût des recettes de ce groupe né dans un autre siècle. Les recettes ? De l'amitié, de celle qui dure depuis la maternelle entre Jean-Claude, guitariste et chanteur et Chris au chant. Une amitié indéfectible qui saute aux yeux dès les premières mesures de leurs concerts. Mais nous sommes ici pour parler d'un disque. Du 7ème album de "Pas d'soucis". La pochette donne le ton. Une superbe pochette et un livret intérieur fruit du travail de Julie Defayet. Un album gracieusement enregistré par Hervé Barrioz, tous les deux originaires d'Aime. Une fois déballé, qu'y a-t-il à l'intérieur ? De la colère contre ce monde qui part en brioche. " Faudra pas pleurer" la 1èrer chanson nous indique où on va mettre les pieds. A force de tout laisser faire, de se laisser abrutir par la télé et le fatalisme, il ne faudra pas venir pleurer que le monde est ce qu'il est. Ce morceau est une ode à Stephane Hessel et son fameux " Indignez vous". Dans la même veine : " Leçon de calcul" et sa colère contre l'ultra libéralisme et l'argent roi. " Je suis", "La trouille", "Quel con", sont autant de coups de gueule contre l'homme, sa bétise, sa cruauté envers les animaux, contre la chasse. L'émotion est aussi au rendez-vous. L'album étant dédié à Lionel Broche, jeune alpiniste disparu en pratiquant sa passion. " Tu es" est pour lui. "Coups de D", " N'allez pas me dire", sont aussi des titres touchants. Mais "Pas d'soucis", c'est aussi de l'humour, de l'autodérision. Leurs chansons ne sont pas des mots d'ordre, mais des invitations à la réflexion. " Fais en y des chansons", "Je vais faire quoi", "Bonnes manières" ( dédiée à la baronne de Rotchild), "On ne peut plus rire de rien", " Les guiqueurs", où tout un chacun en prend pour son grade au moment de notre addiction aux nouvelles technologies. " Les d'jeunes", " Amoralités" vous feront sourire aussi, jaune parfois mais il me semble que c'est le but. Et le groupe signe aussi son premier slam, il fallait bien qu'il soit animalier, pour ces deux drôles de zèbres.

A présent, "Pas d'soucis" va repartir pour ce qu'il sait faire de mieux, partager ses morceaux en concerts. Nous vous invitons à suivre leur petit chemin. Notamment par le biais de leur page facebook. Mais surveillez la presse, Internet, les affiches. A bien y regarder, ils ne seront pas loin.

Des nouvelles pour dire que tout va bien

Salut les gens,

Un petit post pour dire au gens que tout va bien. Qu'à quelques jours des élections européennes et avec des sondages effrayants, tout va bien. A Béziers, le F comme fachiste et N comme Nazis, nous démontre chaque jour ce qui nous attends en 2017. Couvre feu, avec bientôt et comme dans les belles années des miradors au coins des rues afin de surveiller, puis ensuite quand cela sera entré dans les moeurs, de tirer sur les voyous qui osent sortir le soir, non mais !!!  Des miradors d'où ne pourra pas sècher les uniformes puisque cela vient d'être interdit. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. On en est là, au pays de Voltaire et d'Hugo. Que faut-il faire ? Qui peut nous convaincre d'aller voter, de ne pas baisser les bras ? Maintenant que la droite débute juste après Mélanchon, que l'extrème droite pollue les cerveaux, jusqu'à nos ministres. Je ne sais plus quelle direction prendre. Celle du mur, comme tous ? Le climat part en couilles, les vaches sont folles, la finance gouverne le monde. Il faut faire le deuil de la planète. Je sais, ce billet n'est pas le plus joyeux, mais je regarde la terre et je prends peur, une fois de plus. Ce billet est un constat, un constat d'accident. Longtemps, j'ai cru que ce monde allait s'arranger, que les jeunes seraient moins con que nous. Je pensais le monde en mouvement. Je pensais qu'il fallait croire en eux, en cette graine de rebelles. Et puis... Je vois notre jeunesse avalée et recrachée par cette sociétée de consommation. Je les vois suspendus à leurs téléphone, je les vois, chaque minute est une représentation. Et je repense à Sylvain Tesson et je vous livre un extrait de son remarquable " Dans les forêts de Sibérie"

" La termitière humaine est pleine à craquer. Lancer un nourisson dans la fosse aux lions n'est peut être pas la plus sage des choses à faire. Et le désir de paternité se combat aisément par l'entretien d'un petit fond de pessimisme...."

Chris.

PS : Dans ce monde de barge, une seule bonne nouvelle. Mon ami le rhino grincheux est sorti de l'hôpital. Il va aussi bien qu'on le peut après une telle épreuve. Son amitié me tient chaud.

Là haut

Salut les gens,

Profitant hier d'un temps splendide et avec le besoin viscéral de me dépenser et de chasser le noir de ma cervelle, je chausse mes runnings, un camel-back et je me lance en courant en direction du refuge de la Balme. je pars de la grande Bergerie, la pente est acceptable jusqu'au hameau des Fours, un magnifique endroit. Ma chienne est aux anges, elle gambade, revient, repars, se roule dans les névés restants. Nous sommes bien, tous les deux, dans le silence de la montagne. J'arrive bientôt au dessus de Foran, je m'inquiétais un peu de savoir s'il restait de la neige mais non, c'est nickel, je continue la grimpette. Il me faut aller chercher dans mes ressources pour continuer à courir, un petit vent de face me rafraichit. Je me hasarde souvent à regarder les montagnes magnifiques qui m'entourent. J'aime tellement apercevoir des animaux. Mais à part des marmottes en pagaille, rien. Je continue, le refuge est en vue. On devine de la neige encore épaisse en haut. Les derniers pas sont plus compliqués, je marche et m'enfonce un peu. 5 personnes sont là haut, à admirer un panorama gigantesque. Je mange vite une barre de céréale en regardant à mon tour l'immensité qui m'entoure. Je pense à mon neveu Lionel. Voilà un an et 3 jours qu'il nous a quitté. Parti en pratiquant sa passion, la montagne. Tu nous manques Lio. Je me jette alors dans la descente, concentré sur chacun de mes pas, je prends de la vitesse. Eclipse s'amuse toujours. D'un seul coup, je la vois piquer un sprinpt. Je me dis qu'elle a vu une marmotte loin de son trou. Mais con que je suis, je cherche dans les caillasses mais non, deux superbes bouquetins traverse le chemin à 20 m de moi. Prenant peur, ils détalent. Ma chienne revient sagement au pied. je la caresse, la félicite et je regarde les deux animaux s'éloigner. Et j'entends du bruit, je me retourne et regarde la pente me faisant face, une dizaine de bouquetins sont en train de descendre vers moi, puis d'autres encore. Je compte 42 bouquetins qui sautent les névés, traversent le ruisseau et passent à une trentaine de mêtres de moi. C'est un spectacle grandiose. Encore une fois, tant pis pour la perf, pour le chrono. Je suis heureux d'être là. Puis je reprends ma course le coeur plus léger. Je retrouve de la verdure puis ma voiture. Je rentre chez moi fatigué et content. Encore une fois, là-haut, comme dit le proverbe " Près des cimes, loin des cons."....

Chris

S'éloigner du malheur

Salut les gens,

Aujourd'hui une petite chronique pour évoquer ces deux derniers jours. Deux jours de repos passés à s'éloigner du malheur. C'est d'abord une belle rencontre dans la rue. Avant de me décider à faire quelques courses afin de partir en montagne. L'itinéraire est choisi, nous partons, Eclipse et moi du coté du versant du soleil. J'attache les raquettes sur le sac à dos et c'est parti. Les températures de ces derniers jours ont fait fondre la neige, on se croirait au printemps. Eclipse gambade dans les champs, sur le chemin. Les odeurs même ont changé. Je suis en face des stations. Là haut, c'est la cohue sur les pistes et aux remontées mécaniques. Ici, c'est calme et silencieux. J'arrive bientôt à l'altitude où la neige reprend son droit. Pendant que je chausse les raquettes, la chienne fait des roulés-boulés dans la neige. Elle adore ça. Je marche, je marche en contemplant un paysage juste incroyable dans ce silence apaisant. Pour la première fois de la saison, j'ai vraiment chaud en progressant dans la pente. J'arrive au pied de la roche à Janathan. Un petit hameau semi entérré est là. C'est magnifique et isolé. Je m'installe sur un muret et sort une gamelle d'eau pour Eclipse tandis que je sors le casse croute et les jumelles, j'en prends vraiment plein les yeux et le coeur. Depuis ce nébuleux 2 mai où Lionel a perdu la vie, je ne peux aller en montagne sans penser à lui. Eclipse s'est couchée à mes pieds. le moment est joli. Soudain, un grand bruit, je lève les yeux, une avalanche dévale la montagne, j'ai beau me savoir à l'abri, ça impréssionne. Une seconde ne va pas tarder. Les traces des skieurs de randonnées sont nombreuses par ici. Heureusement que personne n'a la mauvaise idée de skier là à cette heure çi. Il est temps, je remballe mon sac et nous prenons le chemin du retour. La tête vidée et le coeur plus léger.

Aujourd'hui, après une matinée délicieuse et un passage entre les mains expertes de la kiné qui tente de remettre ma cheville en ordre de marche, je me décide pour une nouvelle balade mais sur le versant opposé. Je pars de plus bas, il me semble que les raquettes seront inutiles. C'est bien chaussé que je pars avec mes deux bâtons et ma fidèle Eclipse. A peine 20mn après mon départ, j'entends un chien aboyer, bizarre ici, je cherche si je le vois et tout à coup, je le vois débouler de la foret, instinctivement je lève la tête vers le talut et je vois trois biches filer se mettre à l'abri. Je démande à Eclipse de rester près de moi et ceci fait faire demi tour au chien errant que les chasseurs et autres éleveurs du coin appellent un LOUP, bien  plus rentable au niveau des indemnisations. Nous continuons la promenade mais petit à petit, la neige devient épaisse et est en train de fondre, nous enfonçons à chaque pas mais nous poursuivons. Jusqu'au moment où je décide de faire demi tour et de me poser près d'un chalet afin de contempler les montagnes me faisant face. Pendant ce temps, la chienne semble creuser un tunnel ou peut être prévoit elle un igloo pour la nuit... Allez savoir quand vous savez pas. Alors, dans ce grand moment de solitude et de bien être, je pense au concert donné cette semaine par "Pas d'soucis", je pense au partage, à l'amitié et donc à mon grand ami le rhino grincheux. L'hospitalisation approche pour lui, je lui envoie donc toute ma force et mon amitié. Là haut, isolé, je pense à toi. Il est temps de prendre le chemin du retour. Je vais changer un peu l'itinéraire et plonger un peu plus au coeur de la foret dans l'idée d'apercevoir un animal. En vain. Mais ce n'est pas grâve, je me suis vraiment éloigner du malheur, éloigner du train train de la vie quotidienne. J'ai pris la beauté du monde en pleine face et putain que ça fait du bien.

Chris

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site