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Août / Septembre

Salut les gens, 

Puisque ma motivation était aussi en vacances, il me faut revenir ici vous distiller quelques menus conseils pour des moments jojo, des petits moments sans desespoir.

Donc tout en double...

Deux livres qui ont égayé mon été: "La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben. Juste incroyable. J'ai souvent pensé à ce beau texte écrit par mon ami Gilles pour "Pas d'soucis", "Embranchement."

"Dans la peau d'un chien" de Alexandra Horowitz.....

Question un moment sur la toile, "Emotion trail; Xavier Thévenard"....J'en ai déjà parlé mais quel pur bonheur.

Quelques chansons ?

J'ai récemment fait la découverte de Leila Huissoud :

" La niaise"

"Mon français"

"On se connait depuis longtemps"

Continuons avec Trust : 

" Déjà servi"

"Demande à ton père"

Gauvain Sers et Clio

"Mon rameau"

Gilles Servat :

" Je ne hurlerais pas avec les loups"

" Touchez pas à la blanche hermine"

Bashung :

"Je t'ai manqué"

"Samuel Hall"

Barbara :

" Dis quand reviendras-tu ?"

Brassens :

" Mourir pour des idées".

A bientôt les gens.

Juillet

Salut les gens, 

Voilà donc le petit peuple sous contrôle. Quel dommage, se disent nos dirigeants, que la coupe du monde ne soit que tous les 4 ans. OUi hein, pendant ce temps là, on peut tout faire, tout dire, tout proposer. Le décalage du plan pauvreté à septembre pour cause de foot à la télé est passé comme une lettre à la poste. Chouette monde.

Pour se tenir éveillé, garder nos consciences en état de marche voici deux bouquins que je vous conseillle.

Isabelle Sporta : " Le livre noir de l'agriculture", si après ça vous avez encore confiance en l'humanité.....

60 écrivains pour la liberté d'expression : " Nous sommes Charlie". Pour ne pas oublier que des "cinglés encagoulés, flinguent ceux qui refusent de prier...."

Quelques chansons ?

"Qu'est-ce qu'ils sont cons" de Mathieu Cote

"Déjà servi" de Trust

" Affaire Rimbaud" de Thiéfaine

"Ah ben ouais mais non" des Wriggles

"Les brutes" de Trust

" Mistral gagnant" de Renaud

" Combien ça coûte ?" De Béranger

" Jour de poisse" de Garance

" J'pense à toi mon amour' de Gauvain Sers

"Infréquentable" de Bénabar.

Voilà les gens.

Carnet de trails

Salut les gens, 

Petit retour sur le jeudi 14 juin. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, le ciel est parsemé de cumulus plus ou moins menaçants. Mais qu'importe, je repense à Xavier Thévenard " Il n'y a pas de mauvais temps, juste de mauvais vétêments". Alors on décolle, ma belle Naïka et moi depuis La Plagne. Nul besoin de rouler, rouler, et rouler encore pour trouver des sentiers merveilleux. Nous partons en direction des Frasses. D'entrée, me reviennent en tête une multitude de souvenirs. Notamment lorsque je passe là durant la 6000 D. Je suis passé ici dans différents états. Euphorique la première année, en grande souffrance la seconde, bien mieux la troisième, bref, je connais le lieu comme ma poche, il m'arrive souvent de rentrer du boulot par là en été. J'aime l'ambiance. Je trouve rapidement mon rythme de croisière, je suis heureux de voir que Naïka s'éclate en faisant la folle. Nous arrivons rapidement aux Frasses, direction le Plan-bois. Ma Naïka ne rate AUCUNE flaque !!! elle est dans un état !!!! Mais heureuse, alors je le suis aussi, que d'amour, que de fidélité dans son regard. On ne se trahira jamais et cela donne une force, une confiance. Nous arrivons au plan bois. La vue est à tomber. En face de nous le versant du soleil, la grande Parei, la Pierra Menta. Magique. Un jour, je t'emmenerai là-haut ma belle. Quand tu seras plus grande, quand tu serais prête. Je t'expliquerais nos virées avec la fabuleuse Eclipse. C'est en pensant à elle que je me lance dans la montée en direction du mont st Jacques. Non, nous n'irons pas au sommet, pas encore, il faut que Naïka grandisse encore. Mais en route, je suis rattrapé par les souvenirs. Je me vois clairement sur ce sentier avec Eclipse qui galope. Je vois précisément la traversée du ruisseau où elle allait se coucher. J'appelais ça "sa piscine". Je regarde la croix là haut et impossible de retenir les larmes. C'est comme un gamin, des flots et des flots de larmes. Je m'asseois un instant sur un rocher qui surplombe la vallée. Nous nous arrêtions toujours là. C'est dur sans toi. Mais qu'est-ce qu'il se passe ? qui me relève le coude ? C'est humide. C'est Naïka, ma belle Naïka, de sa truffe, elle me pousse pour que je lui fasse une place. Elle me lèche. " Dis, t'inquiète pas, je suis là moi, tu peux compter sur moi". Alors oui, je me redresse et la prends dans mes bras. On se fait une fête d'enfer, complices. On y va ma belle. Nous reprenons notre trail, la foulée est lourde, quand le mental est en difficulté, les jambes ne suivent pas. Nous arrivons sur ce fameux plateau qui grouillent généralement de marmottes, Eclipse se faisait un devoir de ranger la montagne " allez, allez, on rentre dans les trous..." Mais à part quelques sifflements, rien à l'horizon. Je cherche du regard la tannière du loup. L'an dernier, nous l'avions croisé là. Nous nous engageons dans la descente non sans avoir profiter de la vue exceptionnelle. Pas de photo, mon cerveau d'humain doit être capable de garder ça en lui. Et surtout, surtout, je veux profiter de l'instant présent. Non, ce soir, je ne posterais rien sur les réseaux sociaux pour me mettre en scène. Mais voilà un léger problème, plus de chemin à la descente, une avalanche a tout emporté. C'est impressionnant tout ce qui est descendu du St Jacques. Nous montons sur les monticules de neiges, en enjambant les arbres, les pierres, les branches. Un névé plus long fera le bonheur de Naïka qui découvre les joies de la glisse. Elle me fait prendre un fou rire quand je la vois jouer, s'éclater. La vie est belle à cet instant précis. Loin du monde, loin des humains, de leurs mensonges, leur langue de bois, leurs trahisons. Je pense à Sylvain Tesson en reprenant ma course sur le sentier enfin retrouvé. Nous retrouvons les Frasses, le rythme est bien meilleur. Je vois que Naïka est en forme, sale, mais en forme, un petit détour pas le chemin des Thérèses et c'est le retour à la voiture. Les étirements, la boison, le calin à ma partenaire préférée. Nous rentrons heureux d'avoir partagé ce moment. Je sors le jet d'eau pour lui enlever la terre collée à ses flancs. Elle se laisse faire, confiante. Elle va sècher au soleil pendant que je me pose un momnent en compagnie de 'L'étranger" de Camus. Bientôt, il nous faudra reprendre contact avec l'humanité, avec la vie et ses contraintes. Mais profitons du moment présent, ensemble, c'est tout.

Chris

Juin 86

Salut les gens, 

J'ai toujours détesté le 19 juin. Cela depuis le triste jeudi 19 juin 1986 où Coluche s'en alla percuter un putain de camion. Depuis, cette date me porte malheur. Ce matin, en repensant à ce grand, cet immense mec, je réécoute la chanson de Renaud " Putain de camion". Je vous invite à aller la mettre. 

"Enfoiré, on t'aimait bien, maintenant on est tous orphelin...."

Pas d'soucis

Salut les gens, 

Il y a un élément important dans ma vie. Le groupe "Pas d'soucis". Un groupe que nous avons formé, il y a 20 ans. Juste incroyable cette aventure. Nous avons traversé des tempètes, réussi de jolis moments d'émotions et fait des rencontres terribles. Dans une semaine, le 20 juin, nous serons en concert à Seez et nous avons hâte de monter sur scène et chanter nos textes, nos notes. En attendant, nous avons réactivé la page Facebook du groupe. Un petit tour ? 

 

Chris.

Un an

Salut les gens, 

Nous sommes le 12 juin. Aujourd'hui, je pourrais vous parler du passé. Je pourrais revenir sur des évènements survenus en juin dernier. Des coups de couteaux, de la souffrance du moment. En relisant les billets de l'année dernière, on peut deviné mon malaise. Mais aujourd'hui.... A la manière de Renaud, je suis "Toujours vivant / Toujours debout". Ou à celle de Font et Val " Mort aux cons et vive la vie...." Alors voilà, d'un revers de la main, je chasse le passé avec juste un coup d'oeil dans le rétro pour penser à mes amis. J'ai une chance inouïe que je mesure chaque jour. Merci Jean-Claude, Fab, Renée, Gilles, JY. L'amitié ça tient chaud.

Et je vais me fendre d'un petit mot spécial pour Céline Aubertot-Cauvin. La fameuse, l'unique, la grande Céline. A la perte de mon Eclipse, elle n'a eu de cesse de m'appeler, de m'écrire, de chercher une nouvelle compagne pour moi. Et c'est ainsi que Naïka est entrée dans ma vie. Une Naïka qui me comble chaque jour. Au moment où j'écris ses modestes lignes, elle est couchée sous ma chaise, protectrice. Merci ma Céline. Merci. Aujourd'hui, en ce 12 juin, Naïka à un an. Comme moi, elle se moque bien des anniversaires et des célébrations à la con. Elle cherche juste l'authenticité. Chez elle, rien de virtuel, de ponctuel. Elle tente, à sa manière de rendre ma vie plus belle et elle y parvient. Pour autant, jamais, jamais, jamais, je n'oublierais ma belle Eclipse, ma merveille. Pas une journée sans larmes, pas une journée sans un regard là-haut, où elle repose. Tu me manques.

Voilà, je voulais dire aux gens cités plus haut que je les aime. 

Chris.

Juin

Salut les gens,

Oui, je sais, juin déroule ses jours pluvieux sur nos têtes depuis quelques semaines déjà. Oui, je sais, j'aurais pu venir ici vous prodiguer quelques menus conseils pour vos soirées. Parce que oui, comme le dit si bien Xavier Thévenard, grand traileur et personnage à part : " Il n'y a pas de mauvais temps, juste des mauvais vetements." C'est en écoutant ces paroles que je me lance souvent, couvert d'une veste de pluie, sur les sentiers de ma tarentaise. Et oui, courir fait du bien. Retrouver cette liberté de sortie, de vitesse, d'itinéraire que nous donne la solitude, c'est géant. Mais je vais quand même me permettre quelques conseils.

Un livre ? "A l'aube", le dernier Philippe Djian. Son style, ses histoires, je suis complètement fan.

Un disque ? " Parlons-nous" de Eric Frasiak. Rempli de bijoux.

Un moment sur la toile ? "Trail dog" de Salomon. Je le regarde en pleurant à chaque fois. Le protagoniste nous dit " va courir, même quand il pleut..."

A bientôt les gens.

Chris.

On vous avait prévenu

Salut les gens, 

Je me souviens de débats enflammés lors des élections, je me souviens d'engueulades et voilà...

Dans une précédente chanson, "Pas d'Soucis" chantait " Faudra pas pleurer", elle n'a servi à rien visiblement, nous revenons donc à la charge.........

 

On vous avait prévenu

 

Et ils ont voté Macron

et jouent maintenant les étonnés

Quand ils ont élu un patron

Ils pensaient bien être épargnés

et c'est donc vrai qu'ils sont trop cons

Qu'ils soient chomeurs ou salariés

Se faire presser comme des citrons

Les voilà maintenant esssorés

 

Nous on vous avait prévenu

C'est pas le moment de venir pleurer

Quand vous avez tendu vos culs

Vous ne pensiez pas à la fessée

Il est temps d'aller dans la rue

Et le sortir de l'Elysée

 

Quel mensonge cette démocratie

Quelle catastrophe, quelle utopie

Tout imposer par ordonnance

Tous méprisés, il s'en balance

Il ose Hulot, fameux héros

Vrai tartuffe et faux écolo

Et sur nos droits s'essuie les pieds

Debout les gens, il faut hurler

Nous on vous avait prévenu

C'est pas le moment de venir pleurer

Quand vous avez tendu vos culs

Vous ne pensiez pas à la fessée

Il est temps d'aller dans la rue

Et le sortir de l'élysée.

Déjà servi

Salut les gens et merci Bernie.

Déjà Servi

Ceux qui me trahissent, ceux qui me bannissent

ceux qui sont ventre à terre

Ceux qui me mordent, ceux qui me lèchent

S'agitent et s'assèchent

Ceux qui m'encadrent, ceux qui me cadrent

Me mentent et me dégradent

Je suis autre, jamais ne me vautre

Je suis un enfoiré et personne d'autre

Je fais envie, c'est pas ma faute

le bon dieu lui-même me l'a dit

Ils vont te trahir, ils vont te salir

Car tu ne seras jamais un ventre à terre

Je cherche, je cherche, ce qui me traverse, me boulverse

je cherche, je cherche, ce qui me traverse, me boulverse

Y en a qui pensent, qui pensent que je danse, une danse atrophiée

J'bouge pas pareil, j'n'ai pas eu à apprendre

J'ai toujours su danser, quand je danse

C'est dense, dense à tout dévaster

j'avance, je pense

Personne d'autre que moi ne mène la danse

Tout est fragile, tout est mortel

Mortellement fragile

Gardez vos façons, j'ai ma manière

Je ne m'agenouille pas quand je rentre en prière

Je cherche, je cherche, ce qui me traverse, me boulverse

Je viens du fond, pour être au bord

Ma tête et mon corps sont mes seuls deux points forts

De tourmentant à tourmenté, cash j'ai payé

si j'fais envie, c'est pas d'ma faute

Je n'ai pas eu à mendier, j'étais déjà servi...............

Et c'est toujours au moi de Mai...

Salut les gens,

J'ai volontairement zappé avril et son proverbe débile. Mais voici que mai avance et j'ai en tête la sublime chanson de Thiéfaine. "Mai, joli mai, mois de Marie...../. et c'est toujours au mois de mai, qu'on a envie de se pendre..." Bref, moi, j'ai envie de courir, de lire, d'écouter de la musique. Ce soir, au retour d'une belle sortie trail avec ma petite Naïka, je voulais vous donner quelques menus conseils.

Un livre : "Antispéciste" de Aymeric Carron. Un plaidoyer pour la cause animal. Magnifique.

Un disque : Dans le même sang" de..... TRUST, putain de vingt dieux, je fais un bon en arrière de 30 ans mais cet album grandiose, servi par des textes puissants du grand Bernie Bonvoisin et par la guitare de Nono, me renverse. Il débute par " Ni dieu ni maître" et c'est un pur régal de rebellion " debout les libertaires".....

Un petit extrait de Hexagone :

" Ils se souviennent au mois de mai d'une révolution manquée, d'un sang qui coulait rouge et noir...."

A bientot les gens. J'ai le stylo qui me démange.

Chris.

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