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Novembre 2018

Salut les gens, 

Décidement, cet automne 2018 est assez compliqué pour les amateurs de nature et d'extérieurs. Nos premiers écologistes de France flinguent à tout va. Et vas-y que je tue un cycliste, que j'en blesse un autre, que je dégomme une jument, que je tire sur un joggeur, bref, tout ça dans le silence assourdissant de nos chers médias. Comme le disait Val à l'époque " journaliste, c'est bien comme métier et c'est toujours mieux que de travailler."

Alors quand j'en ai marre de courir en regardant de partout pour voir si un chassassin n'est pas posté dans le coin, fusil en main, je me pose en écoutant de la musique ou en prenant un livre. Voici ma relecture du moment et mon album.

Un livre : " La vieille qui marchait dans la mer" de San Antonio

Un disque, découvert cette semaine : "Le début de la suite" de Bénabar. Avec une magnifique " Petite vendeuse", un "Chauffard", et pour finir " ça ne sert à rien une chanson".

A bientôt les gens.

Chris

Trail et Naïka

Salut les gens, 

Je m'en vais vous conter une petite sortie trail qui a grandement éclairé ma semaine dernière et éclairée ma petite vie. Mon idée première était une sortie au lac d'amour, au pied de la Pierra Menta. Je me prépare, je vois bien que Naïka craint que je la laisse là. A peine le coffre ouvert qu'elle saute dans la voiture. Nous voilà à Plan Pichu, au bord d'un magnifique petit ruisseau. J'enfile les runnings, le camelback et c'est parti. Dès les premières foulées, je sais que je vais me régaler. Le "petit chemin" si cher à mon ami Gilles est raide, je trouve la bonne carburation, la bonne respiration. C'est juste magnifique. L'automne commence à étirer ses belles couleurs rouges. J'arrive rapidement au refuge de la Coire et je me dis que je vais passer par la croix du berger pour changer un peu et puis.... Arrivé au cormet d'Arèches, je change d'idée, je me lance dans la descente vers le lac des fées. Naïka est tout joyeuse derrière moi, nous croisons un couple de randonneurs et dépassons vite ce petit lac de montagne. Je cherche le sentier du regard et je me lance rapidement, c'est incroyablement beau, de temps à autre, à travers les arbres, nous apercevons les eaux du lac de St Guérin, 5kms plus tard, nous y arrivons. L'eau est limpide et claire. Magique. Une superbe passerelle suspendue doit nous permettre de traverser pour remonter par l'autre versant. Sauf que.... Ma Naîka refuse d'avancer. Le vide ? Les grilles qui lui font mal aux pattes ? Je ne sais pas. Je la prends dans mes bras pour un traversée d'une centaine de mètres avant de la reposer et de reprendre mes jambes à mon cou sur une portion plate. Nous découvrons une petite crique, Naïka là, n'hésite pas et se jette à l'eau. Je la regarde en rigolant. "Bon, dis donc, on y va ?". Nous attaquons alors la montée vers le col de la Loose. Je sors les bâtons et la grimpette sollicité chaque muscle. Nous voilà à ce fameux col, près des lacs de la tempête. Le panorama est à couper le souffle. Au dessus de nous tournent trois vautours. J'adore !!!!! Ne voulant pas prendre de risques avec ma chienne, j'opte pour le contournement du Riondet plutôt que de l'escalader. La portion est très technique et je ne réussis pas souvent à courir mais peu importe, nous sommes seuls au monde. Je craignais de tomber sur des chasseurs mais effectivement, il faudrait marcher pour arriver jusque là..... Nos premiers écologistes de France comme les appelle le président de Yves Paccalet et des bobos, leur donne tous les droits. Bref. Nous grimpons, grimpons. Un peu plus haut, une plate forme. En contrebas, le lac de St Guérin. Nous faisons une halte pour admirer la vue. Naïka se couche contre moi. Allez, go ma belle. Il nous faut atteindre le Cret du Boeuf avant de prendre le superbe sentier qui nous ramène vers le cormet d'Arèches. Les cerfs brament aux alentours, c'est sublime. C'est parti pour une descente à fond les ballons sous le regard des vaches. Nous voilà déjà à Plan Pichu. Je me change, prends mon casse-croute et nous allons, nous installer près de la rivière pour un moment de grâce, ma chienne et moi. Nous repartons 30mn plus tard. Je me mets un petit Gauvain Sers dans la voiture pour rentrer. C'est la douche et une petite pause tranquille avec un livre. Que dire de plus, ce fut un pur bonheur de courir dans cette nature que l'homme assassine chaque jour. Une journée comme je les aime, sans parler.

A refaire. A bientôt les gens, les vrais.

Chris.

Octobre 2018

Salut les gens, 

Mes petits conseils d'Octobre....

Un livre ? "Les fables de Lafontaine". Un vrai et pur régal. 

Des chansons ? En ce premier matin sans Mr Aznavour 

"Comme ils disent"

"Désormais" de Aznavour

"Sous mon chapeau" de Eric Frasiak

"La vie Théodore" de Alain Souchon.

"Respire" de Mickey 3D

" La vie d'artiste" de Léo Férré

"Je t'écris" de Eric Frasiak

"Héloïse" de Renaud

"Démocrassie" de Trust.

"La chanson des vieux amants" de Brel

"Dis quand reviendras-tu ?" de Barbara

"Titouan" de Bénabar.

Bonne journée les gens.

Août / Septembre

Salut les gens, 

Puisque ma motivation était aussi en vacances, il me faut revenir ici vous distiller quelques menus conseils pour des moments jojo, des petits moments sans desespoir.

Donc tout en double...

Deux livres qui ont égayé mon été: "La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben. Juste incroyable. J'ai souvent pensé à ce beau texte écrit par mon ami Gilles pour "Pas d'soucis", "Embranchement."

"Dans la peau d'un chien" de Alexandra Horowitz.....

Question un moment sur la toile, "Emotion trail; Xavier Thévenard"....J'en ai déjà parlé mais quel pur bonheur.

Quelques chansons ?

J'ai récemment fait la découverte de Leila Huissoud :

" La niaise"

"Mon français"

"On se connait depuis longtemps"

Continuons avec Trust : 

" Déjà servi"

"Demande à ton père"

Gauvain Sers et Clio

"Mon rameau"

Gilles Servat :

" Je ne hurlerais pas avec les loups"

" Touchez pas à la blanche hermine"

Bashung :

"Je t'ai manqué"

"Samuel Hall"

Barbara :

" Dis quand reviendras-tu ?"

Brassens :

" Mourir pour des idées".

A bientôt les gens.

Juillet

Salut les gens, 

Voilà donc le petit peuple sous contrôle. Quel dommage, se disent nos dirigeants, que la coupe du monde ne soit que tous les 4 ans. OUi hein, pendant ce temps là, on peut tout faire, tout dire, tout proposer. Le décalage du plan pauvreté à septembre pour cause de foot à la télé est passé comme une lettre à la poste. Chouette monde.

Pour se tenir éveillé, garder nos consciences en état de marche voici deux bouquins que je vous conseillle.

Isabelle Sporta : " Le livre noir de l'agriculture", si après ça vous avez encore confiance en l'humanité.....

60 écrivains pour la liberté d'expression : " Nous sommes Charlie". Pour ne pas oublier que des "cinglés encagoulés, flinguent ceux qui refusent de prier...."

Quelques chansons ?

"Qu'est-ce qu'ils sont cons" de Mathieu Cote

"Déjà servi" de Trust

" Affaire Rimbaud" de Thiéfaine

"Ah ben ouais mais non" des Wriggles

"Les brutes" de Trust

" Mistral gagnant" de Renaud

" Combien ça coûte ?" De Béranger

" Jour de poisse" de Garance

" J'pense à toi mon amour' de Gauvain Sers

"Infréquentable" de Bénabar.

Voilà les gens.

Carnet de trails

Salut les gens, 

Petit retour sur le jeudi 14 juin. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, le ciel est parsemé de cumulus plus ou moins menaçants. Mais qu'importe, je repense à Xavier Thévenard " Il n'y a pas de mauvais temps, juste de mauvais vétêments". Alors on décolle, ma belle Naïka et moi depuis La Plagne. Nul besoin de rouler, rouler, et rouler encore pour trouver des sentiers merveilleux. Nous partons en direction des Frasses. D'entrée, me reviennent en tête une multitude de souvenirs. Notamment lorsque je passe là durant la 6000 D. Je suis passé ici dans différents états. Euphorique la première année, en grande souffrance la seconde, bien mieux la troisième, bref, je connais le lieu comme ma poche, il m'arrive souvent de rentrer du boulot par là en été. J'aime l'ambiance. Je trouve rapidement mon rythme de croisière, je suis heureux de voir que Naïka s'éclate en faisant la folle. Nous arrivons rapidement aux Frasses, direction le Plan-bois. Ma Naïka ne rate AUCUNE flaque !!! elle est dans un état !!!! Mais heureuse, alors je le suis aussi, que d'amour, que de fidélité dans son regard. On ne se trahira jamais et cela donne une force, une confiance. Nous arrivons au plan bois. La vue est à tomber. En face de nous le versant du soleil, la grande Parei, la Pierra Menta. Magique. Un jour, je t'emmenerai là-haut ma belle. Quand tu seras plus grande, quand tu serais prête. Je t'expliquerais nos virées avec la fabuleuse Eclipse. C'est en pensant à elle que je me lance dans la montée en direction du mont st Jacques. Non, nous n'irons pas au sommet, pas encore, il faut que Naïka grandisse encore. Mais en route, je suis rattrapé par les souvenirs. Je me vois clairement sur ce sentier avec Eclipse qui galope. Je vois précisément la traversée du ruisseau où elle allait se coucher. J'appelais ça "sa piscine". Je regarde la croix là haut et impossible de retenir les larmes. C'est comme un gamin, des flots et des flots de larmes. Je m'asseois un instant sur un rocher qui surplombe la vallée. Nous nous arrêtions toujours là. C'est dur sans toi. Mais qu'est-ce qu'il se passe ? qui me relève le coude ? C'est humide. C'est Naïka, ma belle Naïka, de sa truffe, elle me pousse pour que je lui fasse une place. Elle me lèche. " Dis, t'inquiète pas, je suis là moi, tu peux compter sur moi". Alors oui, je me redresse et la prends dans mes bras. On se fait une fête d'enfer, complices. On y va ma belle. Nous reprenons notre trail, la foulée est lourde, quand le mental est en difficulté, les jambes ne suivent pas. Nous arrivons sur ce fameux plateau qui grouillent généralement de marmottes, Eclipse se faisait un devoir de ranger la montagne " allez, allez, on rentre dans les trous..." Mais à part quelques sifflements, rien à l'horizon. Je cherche du regard la tannière du loup. L'an dernier, nous l'avions croisé là. Nous nous engageons dans la descente non sans avoir profiter de la vue exceptionnelle. Pas de photo, mon cerveau d'humain doit être capable de garder ça en lui. Et surtout, surtout, je veux profiter de l'instant présent. Non, ce soir, je ne posterais rien sur les réseaux sociaux pour me mettre en scène. Mais voilà un léger problème, plus de chemin à la descente, une avalanche a tout emporté. C'est impressionnant tout ce qui est descendu du St Jacques. Nous montons sur les monticules de neiges, en enjambant les arbres, les pierres, les branches. Un névé plus long fera le bonheur de Naïka qui découvre les joies de la glisse. Elle me fait prendre un fou rire quand je la vois jouer, s'éclater. La vie est belle à cet instant précis. Loin du monde, loin des humains, de leurs mensonges, leur langue de bois, leurs trahisons. Je pense à Sylvain Tesson en reprenant ma course sur le sentier enfin retrouvé. Nous retrouvons les Frasses, le rythme est bien meilleur. Je vois que Naïka est en forme, sale, mais en forme, un petit détour pas le chemin des Thérèses et c'est le retour à la voiture. Les étirements, la boison, le calin à ma partenaire préférée. Nous rentrons heureux d'avoir partagé ce moment. Je sors le jet d'eau pour lui enlever la terre collée à ses flancs. Elle se laisse faire, confiante. Elle va sècher au soleil pendant que je me pose un momnent en compagnie de 'L'étranger" de Camus. Bientôt, il nous faudra reprendre contact avec l'humanité, avec la vie et ses contraintes. Mais profitons du moment présent, ensemble, c'est tout.

Chris

Juin 86

Salut les gens, 

J'ai toujours détesté le 19 juin. Cela depuis le triste jeudi 19 juin 1986 où Coluche s'en alla percuter un putain de camion. Depuis, cette date me porte malheur. Ce matin, en repensant à ce grand, cet immense mec, je réécoute la chanson de Renaud " Putain de camion". Je vous invite à aller la mettre. 

"Enfoiré, on t'aimait bien, maintenant on est tous orphelin...."

Pas d'soucis

Salut les gens, 

Il y a un élément important dans ma vie. Le groupe "Pas d'soucis". Un groupe que nous avons formé, il y a 20 ans. Juste incroyable cette aventure. Nous avons traversé des tempètes, réussi de jolis moments d'émotions et fait des rencontres terribles. Dans une semaine, le 20 juin, nous serons en concert à Seez et nous avons hâte de monter sur scène et chanter nos textes, nos notes. En attendant, nous avons réactivé la page Facebook du groupe. Un petit tour ? 

 

Chris.

Un an

Salut les gens, 

Nous sommes le 12 juin. Aujourd'hui, je pourrais vous parler du passé. Je pourrais revenir sur des évènements survenus en juin dernier. Des coups de couteaux, de la souffrance du moment. En relisant les billets de l'année dernière, on peut deviné mon malaise. Mais aujourd'hui.... A la manière de Renaud, je suis "Toujours vivant / Toujours debout". Ou à celle de Font et Val " Mort aux cons et vive la vie...." Alors voilà, d'un revers de la main, je chasse le passé avec juste un coup d'oeil dans le rétro pour penser à mes amis. J'ai une chance inouïe que je mesure chaque jour. Merci Jean-Claude, Fab, Renée, Gilles, JY. L'amitié ça tient chaud.

Et je vais me fendre d'un petit mot spécial pour Céline Aubertot-Cauvin. La fameuse, l'unique, la grande Céline. A la perte de mon Eclipse, elle n'a eu de cesse de m'appeler, de m'écrire, de chercher une nouvelle compagne pour moi. Et c'est ainsi que Naïka est entrée dans ma vie. Une Naïka qui me comble chaque jour. Au moment où j'écris ses modestes lignes, elle est couchée sous ma chaise, protectrice. Merci ma Céline. Merci. Aujourd'hui, en ce 12 juin, Naïka à un an. Comme moi, elle se moque bien des anniversaires et des célébrations à la con. Elle cherche juste l'authenticité. Chez elle, rien de virtuel, de ponctuel. Elle tente, à sa manière de rendre ma vie plus belle et elle y parvient. Pour autant, jamais, jamais, jamais, je n'oublierais ma belle Eclipse, ma merveille. Pas une journée sans larmes, pas une journée sans un regard là-haut, où elle repose. Tu me manques.

Voilà, je voulais dire aux gens cités plus haut que je les aime. 

Chris.

Juin

Salut les gens,

Oui, je sais, juin déroule ses jours pluvieux sur nos têtes depuis quelques semaines déjà. Oui, je sais, j'aurais pu venir ici vous prodiguer quelques menus conseils pour vos soirées. Parce que oui, comme le dit si bien Xavier Thévenard, grand traileur et personnage à part : " Il n'y a pas de mauvais temps, juste des mauvais vetements." C'est en écoutant ces paroles que je me lance souvent, couvert d'une veste de pluie, sur les sentiers de ma tarentaise. Et oui, courir fait du bien. Retrouver cette liberté de sortie, de vitesse, d'itinéraire que nous donne la solitude, c'est géant. Mais je vais quand même me permettre quelques conseils.

Un livre ? "A l'aube", le dernier Philippe Djian. Son style, ses histoires, je suis complètement fan.

Un disque ? " Parlons-nous" de Eric Frasiak. Rempli de bijoux.

Un moment sur la toile ? "Trail dog" de Salomon. Je le regarde en pleurant à chaque fois. Le protagoniste nous dit " va courir, même quand il pleut..."

A bientôt les gens.

Chris.

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